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Biosimilaires d’anticorps : craintes ou opportunités ?
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Biosimilaires d’anticorps : craintes ou opportunités ?

Biosimilaires d’anticorps: craintes ou opportunités ?” Même s’il faut attendre encore quatre à cinq ans avant que ne tombent les brevets des premiers anticorps monoclonaux commercialisés, tels qu’Avastin® (bevacizumab), Erbitux® (cetuximab), Mabthera® (rituximab), Herceptin® (tratuzumab) ou Remicade® (inflimixab), les questions du potentiel et de l’impact  de leurs biosimilaires se posent déjà avec acuité. Ce thème d’actualité scientifique, sanitaire, économique et industrielle  sera au centre des premières assises industrielles du LabEX MabImprove qui se dérouleront à Tours le 28 mai prochain.

Après avoir été longtemps un marché quasi confidentiel où Sandoz a été un pionnier, plusieurs acteurs industriels majeurs issus de la pharma “classique” comme de la biotech ont progressivement découvert leurs cartes, choisissant le plus souvent d’investir le secteur dans le cadre de partenariats à l’image de la joint-venture créée par Teva et Lonza dès 2009 puis plus récemment des accords de BiogenIdec avec Samsung, d’Amgen avec Watson Pharmaceuticals ou encore de Baxter avec Momenta Pharmaceuticals, et de Merck KGaA avec Dr Reddy’s. Alors que cette situation témoigne d’une  frilosité certaine des industriels à s’engager dans ce secteur complexe qui nécessite niveau d’expertise élevé, capacités financières solides et compétences pointues dans les domaines de la bioproduction,  à l’évidence, il y aura beaucoup d’appelés, mais peu d’élus… En témoigne la récente annonce de la joint-venture Teva – Lonza. Au regard des expertises et des spécificités de ses maisons mères dans les domaines des génériques et de la bioproduction, celle-ci faisait figure a priori de  candidate idéale pour réussir sur ce marché. Elle vient pourtant d’annoncer que les incertitudes réglementaires dans le domaine des biosimilaires l’amenaient à réévaluer sa stratégie. Parallèlement, Amgen, arrivé certes plus tardivement sur ce marché, via l’accord signé fin 2011 avec son compatriote Watson, semble en mesure de tirer avantageusement parti de son expérience en bioproduction, et notamment en bioproduction d’anticorps monoclonaux. Des biosimilaires de six blockbusters biotech (Avastin®, Erbitux®, Herceptin®, Humira®, Mabthera® et Remicade®) sont en développement dans les laboratoires de l’Américain qui prévoit de lancer ces anticorps monoclonaux en 2017.

 

C’est donc dans ce contexte intense et dynamique que  le comité industriel du LabEx MabImprove a choisi de s’interroger sur le potentiel de ces produits et de proposer un panorama réglementaire, scientifique, clinique, industriel et sociétal des biosimilaires d’anticorps monoclonaux. Rappelons que MabImprove a été labellisé laboratoire d’excellence (LabEx) en 2011 dans le cadre des Investissements d’avenir, avec pour mission de structurer la filière anticorps thérapeutiques française pour la formation, la recherche, l’innovation et le transfert de technologie. Porté par le PRES (Pôle régional d’enseignement supérieur) Centre Val de Loire Université, le projet regroupe 14 équipes et 200 chercheurs de Tours et de Montpellier et doit recevoir huit millions d’euros d’aide d’ici 2020. Parmi les réalisations prévues, figure le Bio3-Institute® ou Institut Français des Biomédicaments et des Bioactifs Cosmétiques, porté par le PRES Centre Val de Loire Université, les universités de Tours et d’Orléns, le groupe IMT et le CROUS. Cette plate-forme de formation dédiée à la bioproduction, à la bioréglementation et aux bio-contrôles pour la filière anticorps thérapeutiques sera destinée tant à la formation initiale et continue qu’à la formation par l’apprentissage. Elle devrait ouvrir ses portes à Tours pour la rentrée 2015.

Pour en savoir plushttp://www.antibodybiosimilars.fr/

 


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