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La recherche toulousaine en mouvement
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La recherche toulousaine en mouvement

L’Inserm et l’université Toulouse III – Paul Sabatier (UPS) ont renouvelé leur convention de partenariat pour trois ans. Sept unités mixtes de recherche et deux unités mixtes de service, soit plus de 900 personnes dont 650 chercheurs et enseignants-chercheurs, sont concernées par ce texte qui détermine les modalités de collaboration des deux structures (1). Alors que la convention s’applique à la recherche mais aussi aux activités de transfert et de valorisation, les deux partenaires ont choisi de désigner un maître d’œuvre unique pour accompagner et optimiser la démarche de valorisation des résultats des scientifiques toulousains. C’est ainsi qu’Inserm Transfert prendra en charge ces activités pour les unités dont la valorisation a été attribuée à l’Inserm tandis que Toulouse Tech Transfert interviendra pour celles dont la valorisation relève de l’UPS. Les résultats d’exploitation seront répartis à part égale entre les deux institutions.

Regroupements sur l’Oncopole

Sont ainsi portés dans ce partenariat des projets tels que les futures implantations du Centre de recherche en cancérologie de Toulouse (CRCT) ou de Stromalab (en partenariat avec l’EFS et le CNRS) au sein de l’Oncopole toulousain. Dans le cas de Stromalab, rappelons que les travaux menés portent sur une forme de cellules souches adultes, les cellules souches mésenchymateuses et sur leur rôle dans la régénération et la réparation des tissus. Quant au CRCT qui compte actuellement une douzaine d’équipes réparties entre l’Institut Claudius Régaud et les hôpitaux de Rangueil et de Purpan, il sera inclus dans le nouvel Institut Universitaire du Cancer de Toulouse qui accueillera également en 2014 un hôpital dédié à ces pathologies. Outre les thématiques de l’oncologie et la génétique des cancers, de la biologie des tumeurs, de l’hématologie et de l’immunologie et sur les thérapeutiques expérimentales, le CRCT toulousain devrait ainsi mettre encore plus l’accent sur ses activités de recherche clinique, qu’il s’agisse de chimiothérapies, de radiothérapies ou de biothérapies pour le traitement de cancers.

CAPTOR

Alors que l’Oncopole et l’Institut Universitaire du Cancer de Toulouse préfigurent une restructuration majeure du paysage de la recherche biomédicale toulousaine, un autre projet s’inscrivant dans la dynamique de l’Oncopole, le projet CAPTOR (Cancer Pharmacology of Toulouse-Oncopole and Region), devrait aussi contribuer à renforcer les axes innovation, découverte et recherche clinique dans la région. Lancé officiellement en janvier, ce projet retenu dans le cadre des investissements d’avenir développe notamment des travaux orientés sur l’identification de nouveaux médicaments anticancéreux et la recherche clinique. Ici sont privilégiées des études sur des candidats ciblant le métabolisme des cellules tumorales, la réponse immunitaire du patient ou encore des enzymes assurant la survie et la prolifération des cellules cancéreuses. On peut citer notamment des travaux sur l’identification de nouveaux inhibiteurs de tyrosine kinases dans le cancer colorectal, de nouveaux inhibiteurs de traduction dans les tumeurs pancréatiques, de nouveaux inhibiteurs de DNA méthylases dans les lymphomes B ou encore sur les dendrogénines dans la leucémie aigue myéloide. Porté par l’UPS et coordonné par le professeur Guy Laurent, CAPTOR est doté d’un financement de dix millions d’euros sur cinq ans. Outre les compétences en oncologie des principaux acteurs académiques présents dans la région (UPS, CHU de Toulouse, Institut Claudius Regaud, laboratoires de l’Inserm et du CNRS), le projet fait aussi intervenir les partenaires industriels présents sur le site tels que Pierre Fabre Médicament et Sanofi dont l’avenir à Toulouse reste toujours en suspens.

(1) Les unités mixtes Inserm/UPS concernées sont les suivantes : Imagerie cérébrale et handicap neurologique (Inserm – UPS), Epidémiologie et analyses en santé publique (Inserm – UPS), Stromalab (CNRS –UPS – Inserm – Établissement français du sang), Centre de recherche en cancérologie de Toulouse (Inserm – UPS, ERL CNRS), Centre de physiopathologie de Toulouse Purpan (Inserm – UPS – CNRS – USC INRA), Institut des maladies métaboliques et cardiovasculaires (Inserm – UPS), Unité de différenciation épidermique et autoimmunité rhumatoïde (CNRS – UPS -Inserm), Centre Régional d’Exploration Fonctionnelle et de Ressources Expérimentales CREFRE – Anexplo (Inserm – UPS) et French Clinical Research Infrastructure Network – F-CRIN (Inserm –UPS – CHU Toulouse)


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