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Premier fonds européen pour les maladies rares et les biothérapies
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Premier fonds européen pour les maladies rares et les biothérapies

Le premier fonds européen dédié aux biothérapies et aux maladies rares vient d’être lancé en France. L’initiative en revient à l’AFM-Téléthon et au Fonds National d’Amorçage (FNA), structure créée dans le cadre du programme des Investissements d’avenir pour réaliser des investissements dans des fonds d’amorçage. « Ce fonds est le 12ème fonds financé par le FNA et le plus important avec un montant de 50 millions d’euros », indique Pascal Werner, directeur financements, investissements et amorçage au Commissariat général à l’investissement. Après Inserm Transfert Initiative, ce fonds est aussi le deuxième fonds santé – sciences de la vie auquel le FNA apporte son soutien. Un soutien qui s’exprime sous une forme plus directe puisque, contrairement aux autres fonds financés par le FNA, c’est également lui qui va en assurer la gestion via CDC Entreprises (1).

Destiné à financer des projets ciblant la mise au point de thérapies innovantes (thérapie génique, thérapie cellulaire, modulation pharmacologique de l’expression de gènes, anticorps monoclonaux, protéines thérapeutiques et immunothérapies) pour le traitement de maladies rares, ce nouveau fonds a été doté de 50 millions d’euros, 30 millions provenant de l’AFM-Téléthon et 20 millions du FNA. A terme, l’objectif est d’atteindre un montant total de 120 milllions d’euros grâce à l’arrivée d’autres investisseurs. Le fonds prévoit ainsi d’investir dans 12 à 15 sociétés avec des tickets d’intervention compris entre trois et dix millions d’euros par entreprise. « Ce fonds s’inscrit à la croisée des chemins entre la médecine translationnelle et l’industrialisation des biothérapies innnovantes à laquelle il commence à être urgent de penser », souligne Laurence Tiennot-Herment, présidente de l’AFM-Téléthon. Il s’agit ici de valoriser la recherche translationnelle en facilitant le passage des projets du stade de la preuve du concept à une application clinique efficace.  « Nous avons d’ores et déjà une douzaine de projets, qui, nous le pensons, peuvent être candidats pour ce fonds d’amorçage » ajoute la présidente de l’AFM. Néanmoins, si la France constitue la zone d’intervention majoritaire du fonds, la réalisation d’investissements dans des sociétés étrangères, en particulier européennes, n’est pas exclue et pourrait concerner deux à trois projets. Au moment où l’évaluation médico-économique occupe une place sans cesse croissante dans les systèmes de santé, le fonds maladies rares présente une autre originalité avec l’introduction d’une clause « prix juste et maîtrisé ». « Nous devons faire en sorte que ces thérapeutiques soient accessibles aux malades, explique  Laurence Tiennot-Herment. Tout en respectant leur modèle économique, cette clause doit sensibiliser ces jeunes entreprises à faire en sorte que leur coût soit assummable par la collectivité ».

 

(1) La création de la banque publique d’investissement bpifrance prévoit la fusion d’OSEO, du FSI et de CDC Entreprises. La nouvelle structure dirigée par Nicolas Dufourcq comprendra quatre départements, avec un département fonds de fonds en charge de la gestion du FNA, un département PME « généraliste » qui aura à terme de l’ordre de 100 à 130 salariés, un département PME-ETI-grandes entreprises (le FSI actuel) qui s’appelera demain France Investissement  ETI-grandes entreprises. Enfin, le dernier département sera un département capital-risque dans lequel on retrouve l’ensemble des fonds gérés par CDC Entreprises tels que les fonds Innobio, Ecotech (transition écologique), FSN numérique, et dorénavant ce nouveau fonds pour les biothérapies et les maladies rares.


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