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Spécial Biovision 2014 : Chine, immunothérapie et bien vieillir
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Spécial Biovision 2014 : Chine, immunothérapie et bien vieillir

Le Forum mondial des sciences de la vie, Biovision 2014, se déroulera les 5 et 6 juin prochains à Lyon. Son président exécutif, Didier Hoch (photo), développe ses principaux axes et objectifs.

BioPharmAnalyses : Biovision adopte dorénavant un rythme annuel. Pouvez-vous nous expliquer les raisons de cette évolution ?

Didier Hoch, président exécutif de Biovision : Lorsque j’ai rejoint Biovision pour préparer l’édition 2013, il me paraissait évident que la manifestation devait passer à un rythme annuel. On est dans un monde où tout évolue très vite et où, de ce fait, il est nécessaire d’avoir des repères fixes et des possibilités de rencontres qu’on peut inscrire automatiquement dans les agendas. Le caractère biennal de Biovision était devenu une exception parmi les évènements du secteur. Ce changement était d’autant plus indispensable que nous voulions revenir à un mode plus opérationnel et retourner vers les origines de Biovision. Avec la création de Biovision Catalyzer en 2013 et le retour de la conférence Investisseurs, notre objectif est de de proposer des projets et de présenter des sociétés capables de préparer les solutions de demain pour la santé des citoyens.

BioPharmAnalyses : Quels axes Biovision va-t-il développer pour son édition 2014 ?

Didier Hoch : Notre thématique globale est centrée sur l’innovation de rupture. Comment provoquer l’innovation dans les sciences de la vie et comment la financer seront ainsi les thèmes des conférences plénières d’ouverture et de clotûre de Biovision 2014. Nous développerons également deux focus sur les thèmes de l’immunothérapie et du bien vieillir, avec à la fois une approche prospective et une approche orientée vers le grand public. Les appels à candidature ont été lancés pour la partie Catalyzer dédiée à des projets collaboratifs ayant vocation à se développer avec des partenaires publics ou privés. Ils sont également ouverts pour la conférence Investisseurs où un comité de sociétés de capital-risque, de fonds corporate et de banques d’investissement sélectionnera 25 entreprises parmi les candidatures déposées par les sociétés des secteurs biotech, medtech et de l’e-santé préalablement labellisées par les clusters et associations professionnelles nationales et européennes partenaires de Biovision.

BioPharmAnalyses : Pourquoi avoir inscrit l’immunothérapie au programme de Biovision 2014 ?

Didier Hoch : L’immunothérapie est un domaine scientifique qui bouge beaucoup en ce moment. Le fonctionnement et les interactions du système immunitaire sont mieux connus, ce qui ouvre de nouvelles opportunités de traitement. Plus d’un tiers des projets en développement aujourd’hui sont liés à l’immunothérapie. La France et la région Rhône-Alpes sont bien positionnées sur ce thème. Biovision se veut un acteur de la compétitivité française et européenne et s’attache à mettre l’accent sur des sujets où la France et l’Europe ont une place à jouer. Ce sujet était donc assez évident pour nous. Nous aurons également une conférence grand public sur le rôle du système immunitaire.

BioPharmAnalyses : Quels sont vos objectifs et vos ambitions pour cette édition 2014 ?

Didier Hoch : Nous voulons devenir un lieu de rendez-vous des sciences de la vie en Europe pour les acteurs académiques, industriels et institutionnels comme pour le grand public. Cet objectif est déjà en grande partie atteint, puisque de nombreuses associations nous ont confirmé leur présence en 2014. Notre enjeu est aussi de donner un espace de visibilité à des start-up et à des projets collaboratifs innovants et de les aider à mieux se faire connaître et reconnaître. Nous voulons aussi réussir notre partenariat avec la Chine qui sera à l’honneur de l’édition de cette année. Biovision s’est associé à la célébration du cinquantenaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la France et la Chine et va accueillir une délégation chinoise de haut niveau. Nous aurons notamment un atelier d’échanges croisés où nous débattrons sur l’innovation en France et en Chine et sur le développement de nouvelles approches partant d’abord des besoins réels. Pourquoi essayer de vendre un antibiogramme avec une trentaine d’antibiotiques quand seuls quatre ou cinq antibiotiques sont disponibles dans le pays concerné ? C’est cette approche que nous voulons aussi mettre en avant dans notre thématique de l’innovation rupture. Innover, ce n’est pas vouloir en faire toujours plus, c’est d’abord développer des produits qui répondent aux vrais besoins locaux.

Propos recueillis par Anne-Lise Berthier

Pour en savoir plus : Forum Biovision


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