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Pôles : la biotech en fusion à Lyon
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Pôles : la biotech en fusion à Lyon

Le pôle de compétitivité Lyonbiopôle et le Cancéropôle Lyon Auvergne Rhône-Alpes (CLARA) ont décidé de réunir leurs forces pour consolider la valorisation et le transfert des résultats de la recherche. Alors que le pôle de compétitivité intervient sur les thèmes de la lutte contre les maladies infectieuses humaines, animales et contre le cancer, le président de Lyonbiopôle, Philippe Archinard (photo). rappelle que « plus de 30% des projets labellisés par Lyonbiopôle concernent déjà les cancers. Le rapprochement avec le CLARA est donc cohérent ». Dans la pratique, il s’agit de permettre aux entreprises et aux chercheurs de disposer d’un guichet unique et de contribuer à faire converger les pratiques d’émergence et de labellisation des projets de R&D des deux structures. Concrètement, le rapprochement de Lyonbiopôle et du CLARA va d’abord se traduire par un regroupement des équipes au sein du bâtiment Domilyon et par l’adoption de règles communes pour l’émergence, la sélection et la gestion des projets. Le développement d’un programme conjoint d’activités d’animation scientifique est aussi à l’étude. Tout en maintenant le financement propre des appels à projets de chacune des structures, des procédures unifiées de labellisation des projets en amont de l’ensemble des appels en lien avec l’industrie (Agence Nationale de la Recherche, Fond Unique Interministériel, OncoStarter, Preuve de Concept,…) seront mises en place sur la base de celles utilisées par Lyonbiopôle. Une évaluation du rapprochement sera entreprise au bout d’un an afin de définir les prochaines étapes de la collaboration entre les deux pôles lyonnais.

Lancement du CIRI

Si cette mutualisation des moyens vise à faciliter la R&D et l’efficacité du transfert de l’innovation clinique, l’ambition est aussi de donner plus de visibilité et de lisibilité à la filière santé des régions Rhône-Alpes et Auvergne et d’affirmer leur positionnement comme un site européen de référence dans la lutte contre les maladies infectieuses et animales. On notera d’ailleurs que ce rapprochement intervient au moment de la création officielle du Centre International de Recherche en Infectiologie (CIRI). Situé sur le campus Charles Mérieux à Gerland, ce centre, qui fait intervenir à la fois le pôle de compétitivité Lyonbiopôle et l’Institut de Recherche Technologique (IRT) Bioaster, a vocation à offrir une chaîne d’innovation intégrée, depuis la recherche fondamentale en infectiologie jusqu’aux applications cliniques et industrielles. Ce sont ainsi 250 personnes réparties en 20 équipes qui vont se consacrer à des travaux sur l’immunologie intégrée pour la vaccination et les biothérapies, la métabolo-infectiologie et les maladies non transmissibles, les infections nosocomiales, les infections émergentes et hautement pathogènes et enfin sur les conséquences des co-infections par des agents pathogènes humains.

Deux leaders mondiaux “à domicile”

Autre atout majeur apte à conforter la visibilité de la filière dans la région Rhône-Alpes, la présence, avec l’Institut Mérieux et Sanofi, de deux leaders mondiaux dans les domaines des vaccins et de l’infectiologie. Fidèle à son engagement local doublé d’une vision internationale à long terme, le groupe emblématique de la microbiologie fondé par la famille Mérieux s’apprête notamment à ouvrir en avril prochain un centre dédié à la formation des personnels de l’Institut, la Mérieux Université. Celle-ci sera implantée à proximité de Marcy l’Etoile. Avec une stratégie basée sur les complémentarités et les synergies entre diagnostic, traitements ciblés, prévention et recherche de biomarqueurs, le groupe mise aussi depuis plusieurs décennies sur le partenariat avec la recherche académique hexagonale (CEA, Institut Pasteur…) comme internationale. au travers de la création d’unités mixtes de recherche. Enfin, deux autres initiatives du leader de la microbiologie s’inscrivent dans cette même ligne directrice visant à favoriser les transferts de technologie et à stiumuler les partenariats internationaux.  Il s’agit d’une part de Mérieux Développement, société d’investissement créée il y a trois ans par l’Institut Mérieux pour accompagner de jeunes entreprises innovantes dans les domaines du diagnostic in vitro, des dispositifs et services médicaux et de la nutrition. Active sur une zone incluant les Etats-Unis, l’Europe, et Israël, elle a déjà engagé près de 40 millions d’euros dans huit sociétés (1). L’autre dispositif, les Mérieux Research Grants, se positionne comme une “tête chercheuse” pour la constitution d’un réseau d’experts scientifiques dans le monde. Depuis leur création en 2009, plus de 11 millions d’euros ont été attribués sur une cinquantaine de projets de rupture dans les domaines de la tuberculose, de la protéomique, de l’étude du microbiote intestinal ou encore de la découverte de nouveaux marqueurs protéiques pour la détection précoce du cancer du foie. Enfin, l’autre leader mondial fortement implanté dans la région, Sanofi s’apprête à regrouper ses forces lyonnaises dans le quartier de Gerland. Sa filiale vaccins, Sanofi Pasteur, et sa filiale santé animale, Merial, y seront réunies sur un même site à l’horizon 2015-2016. sur un même site dans le quartier lyonnais de Gerland. Le déménagement prévu à l’horizon 2015-2016 se traduira par la réunion de 600 à 700 personnes sur un même site.

Anne-Lise Berthier

(1) Il s’agit notamment des sociétés françaises Amplitude (implants de hanche et de genou), biom’up (dispositifs médicaux implantables), Supersonic Imagine (imagerie médicale) et des sociétés américaines ImaginAb (développement de biomarqueurs d’imagerie ciblée), Neurophage (traitement de maladies neurodégénératives) et de Quantalife, acquise depuis par BioRad.

 

 

 

 

 

 

 

 


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