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Lille candidate pour accueillir l’Agence européenne du médicament
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Lille candidate pour accueillir l’Agence européenne du médicament

La France va présenter la candidature de Lille pour l’accueil de l’Agence européenne du médicament (European Medicines Agency – EMA) après le départ du Royaume-Uni de l’Union Européenne. La métropole lilloise a été retenue après un processus de sélection en deux étapes. Huit villes candidates, Lens-Liévin, Lille, Lyon, Montpellier, Nice, Paris Sud-Villejuif, Strasbourg et Toulouse, ont d’abord été auditionnées les 12 et 13 avril et le comité d’audition présidé par l’ancienne ministre de la Recherche, Geneviève Fioraso et le préfet François Bizot  a présélectionné les dossiers de Lille, de Lyon et de Paris Sud-Villejuif avant de finalement retenir le dossier de Lille. Implantation (espace, équipement, coût), accessibilité, attractivité socio-économique et mesures d’accompagnement pour l’accueil des personnels et l’installation de l’agence ont été prises en compte pour la sélection de la ville candidate. Alors que quatre capitales européennes, Copenhague, Stockholm, Dublin et Amsterdam, figurent aussi parmi les principaux candidats sur les rangs pour abriter le nouveau siège de l’EMA et ses 900 salariés, la candidature lilloise était arrivée deuxième, derrière Londres, au moment du choix initial de localisation de l’agence en 1993.

Vue aérienne du CHRU de Lille. © Délégation à la Communication du CHRU de Lille

L’organisation professionnelle représentant les entreprises du médicament en France, le Leem, a d’ores et déjà exprimé son soutien à l’initiative lilloise. Pour le Leem, «l’arrivée de l’EMA serait une source de dynamisme et de rayonnement scientifique international (…) et conforterait la volonté d’attractivité scientifique et industrielle de la France dans le domaine des produits de santé». Son directeur général, Philippe Lamoureux, indique que « notre secteur se tient prêt à travailler avec le gouvernement français et les institutions européennes pour porter efficacement cette candidature et accueillir dans les meilleures conditions l’Agence européenne du médicament». Dans une lettre ouverte publiée le 24 avril, la Fédération européenne  des Industries et Associations Pharmaceutiques (European Federation of Pharmaceutical Industries and Associations – EFPIA) et les présidents R&D de 19 groupes pharmaceutiques internationaux insistent quant à eux sur la nécessité de choisir rapidement une nouvelle localisation pour l’agence européenne. Ils mettent l’accent sur l’importance de préserver un fonctionnement efficace et optimal pour une agence européenne et un système de réglementation des médicaments présenté comme un « exemple remarquable » de ce que la coopération européenne peut produire de mieux. Est notamment mise en évidence la nécessité d’opter pour une localisation dotée d’une infrastructure de transport internationale et d’une connectivité élevée pour pouvoir accueillir les 36 000 experts qui viennent chaque année à l’agence.


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