close
Seconde vie pour le naproxcinod ?
Actualités

Seconde vie pour le naproxcinod ?

Y aura-t-il une seconde vie pour le naproxcinod de Nicox ? En avril dernier, la société a présenté des données précliniques indiquant que le produit améliore le fonctionnement des muscles squelettiques et cardiaques et réduit l’inflammation des muscles squelettiques chez un modèle animal de myopathie de Duchenne (souris mdx). Une étape supplémentaire vient maintenant d’être franchie avec l’avis favorable délivré par le comité des médicaments orphelins pour l’obtention du statut de médicament orphelin dans cette indication. Un brevet couvrant des composés donneurs d’oxyde nitrique, dont le naproxcinod, pour le traitement des dystrophies musculaires, a d’ores et déjà été déposé en Europe et a été accordé aux Etats-Unis en juillet dernier.

Initialement, le naproxcinod, qui appartient à la famille des inhibiteurs de cyclooxygénase donneurs d’oxyde nitrique, a été développé pour son potentiel anti-inflammatoire dans le traitement de l’arthrose. Le produit qui visait une indication pour le traitement des signes et des symptômes de l’ostéoarthrite du genou et de la hanche a d’abord essuyé un refus de la FDA au printemps 2010. En avril 2011, Nicox avait ensuite décidé de retirer sa demande d’autorisation en Europe après les réserves émises par le comité des produits médicaux à usage humain (CHMP) de l’Agence européenne du médicament. Ce dernier avait alors indiqué qu’ « en dépit de preuves montrant que Beprana® (nom commercial initialement prévu pour le naproxcinod) était efficace pour soulager les signes et les symptômes de l’ostéoarthrite du genou et de la hanche, ses bénéfices étaient insuffisants pour compenser les risques identifiés ». Les questions du comité concernaient son effet sur la pression sanguine et le risque potentiel d’effets toxiques sur le foie.

Anne-Lise Berthier

 


Your email address will not be published.