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Quelques résultats cliniques présentés à l’ASCO 2012
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Quelques résultats cliniques présentés à l’ASCO 2012

Avec le congrès annuel de l’American Society of Clinical Oncology (ASCO), rendez-vous incontournable des meilleurs spécialistes mondiaux du cancer, qui vient de s’achever à Chicago, la semaine écoulée a enregistré une floraison d’annonces de résultats d’études cliniques.

Parmi les résultats présentés par des acteurs biopharmaceutiques européens à l’ASCO, on relèvera notamment les données de phase 2 du resminostat, inhibiteur d’histine déacétylase (HDAC) de l’allemand 4SC dans le cancer du foie à un stade avancé, tandis que son compatriote Immatics Biotechnologies a affiché des résultats encourageants avec son vaccin thérapeutique, IMA910, qui a notamment permis à des patients atteints de cancer colorectal de développer une réponse immunitaire contre deux ou plus des peptides tumoraux associés au sein du produit. Autre vaccin thérapeutique ayant fait l’objet de présentations à l’ASCO, Prostvac® du danois Bavarian Nordic, dont les résultats de phase 2 dans le cancer de la prostate suggèrent l’intérêt d’une association avec un produit radiopharmaceutique.

Dans ce dernier axe, le norvégien Algeta a développé les résultats de phase 3 d’Alpharadin® dans le cancer de la prostate avec métastases osseuses. Son partenaire pour le développement et la commercialisation du médicament, Bayer, prévoit de déposer sa demande d’autorisation dans le courant du deuxième semestre. Le groupe allemand entreprendra aussi cette même démarche au deuxième semestre pour son inhibiteur de kinase, le regorafenib dont il a présenté les résultats d’un essai de phase 3 dans le traitement des tumeurs stromales gastro-intestinales. Il est en effet à noter que les inhibiteurs de kinase continent à susciter l’intérêt des grands groupes ainsi qu’en témoignent les résultats présentés notamment par plusieurs sociétés européennes. On notera les résultats d’une étude de phase 3 de l’afatinib de Boehringer Ingelheim pour le cancer des poumons non à petites cellules et des études cliniques du masitinib du français AB Science pour les  tumeurs stromales gastro-intestinales. Quant au britannique GSK, il a choisi d’emprunter deux voies différentes pour le traitement du mélanome métastatique associé à la mutation V600 de la protéine B-RAF : avec le dabrafenib, il s’agit de l’inhibition directe de la protéine B-RAF tandis qu’avec le  trabetinib, la voie choisie est celle de  l’inhibition de la protéine MEK, qui permet aussi d’inhiber la croissance des cellules cancéreuses présentant une mutation du gène BRAF. Les résultats des essais de phase 3 présentés sont encourageants et un programme de phase 3 est maintenant en cours pour évaluer l’intérêt d’une combinaison de ces deux molécules.

Du côté du suisse Roche, on relèvera également les résultats de deux études de phase 3 avec l’anticorps monoclonal Avastin® (bevacizumab), l’une dans le cancer des ovaires et l’autre dans le cancer de la prostate métastatique. Les anticorps conjugués démontrent eux aussi leur intérêt, ainsi qu’en attestent les résultats de phase 3 présentés également par Roche avec le T-DM1 (trastuzumab emtansine) dans le cancer du sein métastatique HER2+. Le dépôt de la demande d’AMM auprès de l’EMA et de la FDA est prévu cette année. Egalement présent sur le terrain des anticorps conjugués, Sanofi a présenté les résultats de phase 1 du SAR3419. Le produit développé avec l’américain Immunogen cible l’antigène CD19 et vise le  traitement des lymphomes non hodgkiniens et d’autres cancers hématologiques de la lignée des lymphocytes B. Des essais de phase 2, seul ou en combinaison avec le rituximab, sont actuellement en cours pour le traitement du lymphome diffus à grandes cellules B ou pour le traitement de la leucémie lymphoblastique aigue à cellules B.

Par ailleurs, l’italien MolMed a présenté des résultats de phase 2 encourageants avec sa protéine de fusion NGR-hTNF, résultats obtenus dans trois indications : le mésothéliome, le cancer des ovaires et le cancer des poumons non à petites cellules. On notera également que le partenariat conclu l’année dernière entre le français Ipsen et le suédois Active Biotech porte ses fruits ainsi qu’en attestent les résultats de phase 2 présentés avec le tasquinimod dans le cancer de la prostate. Chez l’allemand Antisense Pharma, son oligonucléotide antisens, le trabedersen, a démontré son activité antitumorale dans le cancer du pancréas à un stade avancé, le mélanome malin et le cancer colorectal. Enfin, le suisse Debiopharm et le britannique Silence Therapeutics ont présenté des résultats de phase 1. Pour le premier, le produit évalué, Debio 0932, est un inhibiteur de la protéine de choc thermique HSP90 qui devrait entrer prochainement en phase 1-2 pour le traitement du cancer des poumons non à petites cellules. Du coté du britannique, les résultats présentés concernent un ARN interférent, l’Atu027 pour lequel un biomarqueur potentiel a pu être identifié.

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