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Quelques évènements marquants de la semaine du 22 au 26 octobre
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Quelques évènements marquants de la semaine du 22 au 26 octobre

Alors que le congrès annuel de l’American College of Chest Physicians a enregistré la présentation d’une série d’études pivots réalisées par plusieurs acteurs européens, on relèvera notamment les annonces du suisse Actelion et de l’allemand Bayer. Le premier a publié les résultats de l’étude de phase 3 SERAPHIN évaluant le macitentan pour le traitement de l’hypertension artérielle pulmonaire (HAP). La demande d’autorisation de ce produit correspondant à une nouvelle génération du médicament phare d’Actelion, Tracleer® (bosentan) vient d’être déposée à la FDA.  Parallèlement, Bayer a présenté les résultats de deux études de phase 3 (CHEST-1 et PATENT-1) réalisées avec le riociguat, l’une pour le traitement de l’hypertension pulmonaire thromboembolique chronique et l’autre pour le traitement de l’HAP. Le groupe pharmaceutique prévoit de déposer la demande d’autorisation de ce produit au premier semestre 2013.

Chez Bayer, on relèvera également l’accord majeur signé cette semaine avec un des spécialistes européens du diagnostic moléculaire, le néerlandais Qiagen, pour le développement et la commercialisation de diagnostics compagnons associés aux médicaments candidats au traitement de tumeurs solides en cours de développement au sein du groupe pharmaceutique allemand. L’accord a vocation à être étendu plus largement  la fois dans le champ de l’oncologie et dans d’autres domaines thérapeutiques.

Le spécialiste français de la nanomédecine appliquée au traitement du cancer, Nanobiotix, a réussi son introduction en Bourse sur NYSE Euronext Paris.  Cette augmentation de capital lui a permis de lever plus de 14 millions d’euros et valorise la société à hauteur de 64 millions d’euros (voir http://biopharmanalyses.fr/nanobiotix-au-seuil-de-la-bourse/).

Sur le terrain des acquisitions, on notera  le rachat du néerlandais Octoplus, spécialiste de la formulation et de la bioproduction, par l’indien Dr Reddy’s qui se dote ainsi d’une plate-forme de R&D aux Pays-Bas et accède par ce biais à de nouvelles technologies de délivrance de médicaments, en particulier des technologies pour l’amélioration de formulations de protéines. Toujours dans ces domaines des prestations de services scientifiques et technologiques, le français Biotrial Research a signé un accord avec le canadien Warnex pour le rachat de la division bioanalytique du Nord-Américain et se dote ainsi d’une implantation en Amérique du Nord.

Dans le domaine des maladies rares, deux des acteurs industriels majeurs du secteur, Genzyme et Shire, viennent d’engager de nouveaux partenariats. Le premier s’est associé à l’américain Alnylam Pharmaceuticals, spécialiste de l’ARN interférent (ARNi), pour le développement et la commercialisation au Japon et dans la zone Asie-Pacifique d’ARNi pour le traitement de l’amyloidose médiée par la transthyrétine. Le second a conclu un partenariat avec la Fondazione Telethon, équivalent italien du Telethon français, pour la recherche sur les maladies rares. Dans un premier temps, les travaux devraient se concentrer sur 13 pathologies, principalement des maladies neurodégénératives et des maladies lysosomales. Par ailleurs, on relèvera qu’en France, Généthon, vient de recevoir le prix Galien pour ses traitements innovants de thérapie génique pour les maladies rares dans la catégorie « médicaments destinés aux maladies rares – les thérapies cellulaires et les thérapies géniques ». C’est la première fois qu’un laboratoire créé et développé par une association de malades et de statut non lucratif reçoit le Prix Galien. Une autre étape majeure est également en passe d’être franchie, avec Généthon-Bioprod. Le centre dont la construction a représenté un investissement de 27,8 millions d’euros apportés à 86 % par l’AFM, a vocation à devenir le plus grand centre au monde de bioproduction de produits de thérapie génique de grade clinique et n’attend plus que la signature d’un décret ministériel pour entrer en fonction. Avec 10 000 mètres carrés d’installations pouvant abriter 200 collaborateurs dont 180 scientifiques,  l’AFM s’est ainsi dotée d’un puissant bras armé au moment où l’association travaille sur une dizaine de projets d’essais cliniques de thérapies géniques. Alors qu’un premier essai de thérapie génique de la maladie de Wiskott-Aldrich est en cours en France, au Royaume-Uni et aux Etats-Unis, un essai destiné au traitement de la granulomatose septique chronique doit débuter fin 2012 et la demande d’autorisation d’un essai de thérapie génique de la myopathie de Duchenne doit être déposée en 2013, pour un début de l’étude espéré en 2014.


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