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Dernières nouvelles de l’IMI, des SATT, du LEEM et du CEPS…
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Dernières nouvelles de l’IMI, des SATT, du LEEM et du CEPS…

EUROPE

Sept nouveaux projets pour l’IMI

L’Initiative médicaments innovants (IMI), qui associe la Commission européenne et la fédération européenne des laboratoires pharmaceutiques, l’EFPIA, pour  le financement de projets pré-compétitifs innovants, vient de lancer sept nouveaux projets visant à accélerer le développement de nouveaux traitements. Dotés d’un budget global de 237 millions d’euros, ces programmes se concentrent sur quatre thèmes majeurs, à savoir l’utilisation des cellules souches pluripotentes induites (cellules iPS) pour l’étude des mécanismes pathologiques, l’intégration et la gestion des données, le comportement des médicaments dans l’organisme et la production pharmaceutique « verte ».

Roche pour les cellules souches

Initié et coordonné par Roche, le projet StemBANCC vise à générer et à caractériser 1500 lignées de cellules iPS provenant de 500 patients pour des recherches sur les maladies du système nerveux (douleur, démences), les dysfonctionnements neurologiques (autisme, migraine, schizophrénie et troubles bipolaires) et sur le diabète. Il s’agit également d’étudier le recours à ces cellules pour l’identification de cibles médicamenteuses et de biomarqueurs, la sélection de traitements pharmaceutiques potentiels ainsi que pour la réalisation de tests toxicologiques. Avec un budget total de 55,6 millions, ce projet est un des plus importants lancés par l’IMI à ce jour. Outre Roche, il regroupe neuf autres laboratoires pharmaceutiques (Abbott, Boehringer Ingelheim, Eli Lilly, Janssen Pharmaceutica, Merck KGaA, Novo Nordisk, Orion,  Pfizer et Sanofi) et 23 institutions universitaires. Trois PME sont également impliquées : l’allemande Concentris Research Management, la française  Univercell-Biosolutions, et l’islandaise Islensk Erfdagreining.

Janssen et AstraZeneca pour la gestion des données

Les projets EMIF et eTRICKS sont quant à eux centrés sur la gestion et l’intégration de données provenant de différentes sources. Dans le cas d’EMIF, le projet vise à développer un cadre commun d’information pour les données relatives aux patients. Ici, l’objectif est de pouvoir mieux relier ces données et de faciliter l’accès à diverses sources médicales et scientifiques pour faciliter l’identification de nouvelles voies de recherche. Dans un premier temps, les travaux se concentreront sur l’obésité et sur la maladie d’Alzheimer. Doté de 56,4 millions d’euros, le projet est coordonné par Janssen Pharmaceutica et fait intervenir huit autres groupes pharmaceutiques (Amgen, Boehringer Ingelheim, GSK, Novo Nordisk, Pfizer, Roche, Servier et UCB), 36 universités et laboratoires académiques, trois associations de patients et huit PME. Il s’agit de l’allemand Concentris Research Management, du belge Custodix, du britannique Electrophoretics Ltd, de l’espagnol Synapse Research Management Partners, du français MAAT France, des italiens Genomedics et Societa Servizi Telematici et du néerlandais Pharmo Cooperatie. Avec le projet eTRIKS crédité d’un budget de 23,7 millions d’euros, il s’agit de mettre en place une plate-forme informatique ouverte pour le partage et l’échange de données. Le programme est coordonné par AstraZeneca.

AstraZeneca, Bayer et Sanofi pour l’étude de la délivrance et du comportement des médicaments

Egalement coordonné par AstraZeneca, le projet ORBITO est destiné à la mise au point de nouvelles méthodes (tests expérimentaux et modèles informatiques) pour étudier l’absorption des médicaments dans les intestins.  Crédité d’un budget de 24,5 millions d’euros, le projet enregistre la participation de 12 industriels (Abbott, Bayer, Boehringer Ingelheim, GSK, Lundbeck, Janssen Pharmaceutica, Merck&Co, Novartis, Orion, Pfizer et Sanofi), 11 universités et organismes de recherche ainsi que trois PME, les britanniques Simcyp et Sirius Analytical, et l’américaine Simulations Plus. Avec le projet COMPACT coordonné par Sanofi, il s’agit de travailler à l’optimisation des macromolécules biologiques (peptides, protéines, acides nucléiques) et à la mise au point de nouvelles formulations capables de faciliter l’accès de ces macromolécules à leurs cibles dans l’organisme. Le programme, d’un coût total de 30 millions d’euros, implique sept industriels (Abbott, Boehringer Ingelheim, GSK, Merk KGaA, Novo Nordisk et Pfizer), 14 universités et laboratoires académiques ainsi qu’une PME hongroise, Pharmacoidea Development and Service. Enfin, le projet K4DD (Kinetics for Drug Discovery) coordonné par le groupe Bayer a été crédité de 20,9 millions d’euros pour développer de nouveaux outils et méthodes pour l’étude des interactions entre un candidat-médicament et sa cible. Ce projet prévu pour une durée de cinq ans vise notamment à pouvoir obtenir le plus d’informations possibles sur la toxicité et l’efficacité potentielles d’un candidat médicament dès les phases les plus précoces de son développement. On notera que le programme fait intervenir neuf laboratoires académiques et universités aux côtés de sept groupes pharmaceutiques (AstraZeneca, GSK, Janssen Pharmaceutica, Merck KGaA, Roche et Sanofi) et de quatre PME. Il s’agit ici de la britannique Heptares, spécialiste des travaux sur les récepteurs couplés aux protéines G et de trois sociétés allemandes (European Screening, HITS et Sierra Sensors).

GSK pour la production « verte »

Avec le projet CHEM21, l’IMI a choisi de s’intéresser au développement de méthodes de production pharmaceutique plus respectueuses de l’environnement. Il s’agit notamment de trouver des solutions alternatives à l’utilisation de certains matériaux, notamment les métaux rares et précieux utilisés pour catalyser certaines réactions. Doté d’un budget de 26,4 millions, le projet coordonné par GSK est prévu pour une durée de quatre ans. Il associe cinq autres laboratoires pharmaceutiques (Bayer, Janssen PHarmaceutica, Orion, Pfizer et Sanofi), 13 laboratoires académiques et universités ainsi que cinq PME, l’autrichienne ACIB, les britanniques CatScI, Charnwood Technical Consulting et Reaxa Limited, ainsi que la danoise Evolva Biotech.

?Depuis son adoption fin 2007, l’IMI a maintenant lancé 37 projets de recherche associant les différents acteurs du monde de la santé (grands groupes pharmaceutiques, PME, universités, organismes de recherche, agences réglementaires, associations de patients, hôpitaux…). Alors que le budget global de l’IMI s’établit à hauteur de deux milliards d’euros, ces 37 projets représentent aujourd’hui un budget combiné de près de 800 millions d’euros et font intervenir un total de 75 PME européennes issues en majorité de trois pays, l’Allemagne (14), la France (14) et le Royaume-Uni (16). Les prochains programmes de l’IMI concernent maintenant la mise en place d’un centre européen dédié au criblage et à la constitution de collections de composés à usage pharmaceutique et le lancement d’un programme sur la résistance aux antibiotiques.

Pour en savoir plus sur les différents projets IMI en cours : http://www.imi.europa.eu/content/ongoing-projects

FRANCE

120 millions pour deux nouvelles SATT : Deux nouvelles sociétés d’accélération du transfert de technologie (SATT) viennent d’être dotées de 120 millions d’euros dans le cadre du programme d’Investissements d’Avenir. La SATT Grand Centre, qui rassemble les PRES Centre-Val de Loire Université, Clermont-Université, et Limousin Poitou-Charentes, ainsi que le CNRS et l’IRSTEA), et la SATT Grand Est, qui regroupe  le PRES Bourgogne Franche-Comté, l’Université de Lorraine, l’Université technologique de Troyes, le CNRS et l’INSERM, recevront chacune une aide de 60 millions d’euros. Au total, ce sont maintenant 11 SATT qui ont été financées. Les neuf autres sont les SATT Conectus Alsace, Lutech, Toulouse Tech Transfert, IDF-Innov, PACA Corse, Languedoc-Roussillon, Nord de France, Ouest Valorisation, et Aquitaine.


Renouvellement de l’accord cadre Leem-CEPS :
Les entreprises du médicament réunies au sein du Leem et le Comité économique des produits de santé (CEPS) ont renouvelé pour trois ans l’accord cadre qui définit les modalités de négociation des prix des médicaments remboursables par la Sécurité sociale avec chaque laboratoire  (niveau des prix, modalités particulières de fixation des prix, calcul des remises de fin d’année que les laboratoires pharmaceutiques doivent à l’assurance maladie en cas de dépassement des volumes prévisionnels de vente des médicaments…). Alors que le gouvernement souligne son souhait « d’engager un dialogue stratégique avec les industries de santé »  afin  « d’ancrer durablement cette industrie sur le territoire national », le Leem indique souhaiter que « la relance des travaux du Conseil Stratégique des Industries de Santé, également annoncée par Jean-Marc Ayrault le 13 novembre 2012, permette, dans un effort partagé et une lisibilité accrue de la politique française du médicament, de réduire la pression budgétaire et d’y ajouter des incitations concrètes à la localisation d’activités de recherche et de production en France ».

Institut universitaire de cancérologie à l’université Pierre-et-Marie Curie : L’université Pierre et Marie Curie, en partenariat avec l’AP-HP, l’Inserm et le CNRS, vient de créer l’Institut Universitaire de Cancérologie (IUC). Ce nouvel institut, qui associe recherche, enseignement et soins, regroupe 475 personnes et 90 équipes de soins et de recherche. Il a vocation à prendre en charge près de 24 000 patients par an dans tous les domaines de la cancérologie et à tous les âges.

SOCIETES

Restructuration chez ALK : Le danois ALK, spécialiste du traitement des allergies, vient d’annoncer les grandes lignes de son projet de réorganisation visant à économiser 100 millions de couronnes danoises (13,4 millions d’euros) par an d’ici 2016. Alors que le groupe réalise 90 % de ses ventes en Europe,  l’objectif est notamment d’y consolider ses structures de marketing-ventes. Il s’agit en particulier de mettre l’accent sur les pays à plus fort potentiel, à l’image de la France et de l’Allemagne où le groupe a prévu des investissements. En termes d’organisation des services marketing, celle-ci devrait être simplifiée au niveau du siège social au Danemark tandis que l’Italie et l’Espagne devraient subir des réductions d’effectifs. Le groupe prévoit également de simplifier sa structure de production. Outre une rationalisation de son porte-feuille qui compte actuellement quelque 700 produits, ALK prévoit de fermer trois sites et de concentrer sa production sur ses centres d’excellence. Pour l’Europe, il s’agira de ses sites de production au Danemark, en Espagne et en France et de ses sites de New York et de Post Falls pour les Etats-Unis.  A terme, la mise en œuvre de ce programme devrait se traduire par la suppression de 120 à 130 postes sur un effectif total du groupe de 1800 personnes.

 Une filiale au Vietnam pour bioMérieux : Le groupe bioMérieux vient d’ouvrir une filiale commerciale au Vietnam, à Hanoi. Cette 41ème filiale est la septième que le groupe français ouvre en Asie du Sud-Est. Après avoir créé une filiale en Malaisie cette année, le lancement de cette nouvelle société vise à permettre le développement des activités de microbiologie clinique du groupe au Vietnam, en particulier de sa gamme d’immunoessais Vidas®, dont la nouvelle génération est en phase de lancement.

Nouvelle spin-off pour l’irlandais Elan : Le groupe irlandais Elan vient de donner naissance à une nouvelle spin-off, Prothena Corporation. Cette dernière prendra en charge une partie des activités de drug discovery du groupe. Une filiale du groupe Elan va souscrire à hauteur de 26 millions de $ pour  18 % des actions de Prothena

Nouveau site internet pour Quinten : Quinten, société de conseil stratégique et opérationnel spécialisée dans la valorisation des données biomédicales, vient de mettre en ligne son nouveau site internet. Créée fin 2008, la société a mis au point une technologie reposant sur l’algorithme Q Finder®. Ses prestations s’appliquent à l’ensemble de la chaîne de développement des produits, de la recherche préclinique aux études post-marketing. Elles permettent, en complément des approches trationnelles de modélisation ou de datamining, d’identifier et de caractériser des sous-groupes de données autorisant la mise en évidence de différents types d’évènements (réponse ou résistance à un traitement, survenue d’effets indésirables…). (http://www.quinten-healthcare.com)

NOMINATIONS

Laurent Levy (photo), président du directoire de Nanobiotix, a été nommé vice-président de la Plateforme Technologique Européenne de Nanomédecine (ETPN) pour deux ans. Cette structure créée en 2005 est pilotée par l’industrie et par la Commission européenne pour le développement d’applications innovantes des nanotechnologies à la médecine. Sa mission sera concentrée sur l’intégration des PME dans le programme ETPN. Les nouveaux membres du Comité Exécutif de l’ETPN, Laurent Levy, Michael Kuhn (Philips Healthcare) et Patrick Boisseau (CEA-LETI), élu au poste de Président, travailleront en étroite collaboration en mettant à contribution leurs expériences académiques, industrielles et d’entrepreneuriat.

Albert Saporta a été nommé administrateur indépendant d’Hybrigenics. Il remplace Eric Castaldi, directeur financier de Nicox, qui a démissionné. Le Dr. René Kuijten, associé général commandité de Life Sciences Partners basé à Amsterdam (Pays-Bas), a démissionné du Conseil d’Administration d’Hybrigenics et ne sera pas remplacé. Albert Saporta a été directeur international de Pasteur-Mérieux-Connaught. Il a également été le pdg de Stallergènes de 1999 à 2011.


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