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Dernières nouvelles de la production, nouvelles sociétés et nouveaux laboratoires
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Dernières nouvelles de la production, nouvelles sociétés et nouveaux laboratoires

Dernières nouvelles de la production

Le groupe Novasep va investir 30 millions d’euros dans la construction d’une nouvelle unité de chromatographie pour l’industrie pharmaceutique. Construite sur le site de Mourenx, dans la zone de Lacq, l’usine se consacrera à la fabrication à grande échelle d’un principe actif destiné à la lutte contre le cholestérol. La nouvelle unité devrait être opérationnelle dans dix-huit mois et pourrait permettre la création d’une trentaine d’emplois supplémentaires sur le site de Novasep à Mourenx qui emploie 117 personnes actuellement.

Le laboratoire français Aguettant investit dans les biotechnologies avec la prise d’une participation majoritaire dans le capital de la société grenobloise PX’Therapeutics. Avec cette opération, PX’Therapeutics, spécialisée dans l’ingénierie et le développement pré-clinique et clinique de protéines thérapeutiques et d’anticorps monoclonaux, se prépare à passer à l’échelle de la production industrielle. La société prévoit d’augmenter ses capacités afin de fournir des lots cliniques à grande échelle et des lots commerciaux.

Le japonais Eisai a annoncé que son site britannique de Hatfield avait reçu le feu vert pour la production de Fycompa® (perampanel) autorisé en juillet dernier en Europe pour le traitement des crises d’épilepsie partielles avec ou sans généralisation secondaire chez des patients épileptiques âgés de 12 ans et plus. Alors que la production réalisée sur le site d’Hatfield servira à l’approvisionnement mondial, le lancement du médicament a commencé mi-septembre au Royaume-Uni. Par ailleurs, le groupe japonais va également investir 100 millions de £ (124 millions d’€) pour le développement de son siège social européen d’Hatfield. Alors que près de la moitié des personnels du site travaillent en R&D (200 sur un effectif de 500), ces financements seront aussi utilisés pour des partenariats de R&D en neurosciences, principalement dans les domaines de l’épilepsie et des démences, avec des partenaires commerciaux et des laboratoires académiques britanniques.

L’unité de production de Tigenix à Sittard Geelen aux Pays-Bas a obtenu le feu vert de l’agence européenne du médicament pour la fabrication de son produit de thérapie cellulaire destiné à la réparation des cartilages, Chondrocelect®. Cette autorisation est une variation de type 2 puisqu’il s’agit de l’extension des capacités de production à un nouveau site. Rappelons que la société a récemment signé un accord avec plusieurs centres hospitaliers néerlandais pour la mise à disposition en routine de Chondrocelect®.

Le groupe belge UCB a inauguré sa nouvelle usine biotech de Braine-L’Alleud qui se consacrera à la fois à la production de protéines thérapeutiques, en particulier des anticorps, pour la R&D et à la fabrication des lots cliniques. Ces nouvelles installations de plus de 5000 mètres carrés comptent un effectif d’une centaine de personnes et hébergent quatre bioréacteurs d’une capacité de 3200 litres chacun. Elles abriteront également l’ensemble des travaux de développement et d’optimisation des procédés de production industrielle. L’usine qui représente un investissement de 65 millions d’euros est en phase de validation et sera totalement opérationnelle courant 2013.

Le groupe allemand Sartorius a débuté la production de bioréacteurs dans son nouveau site de Guxhagen. Ces installations qui emploient 240 personnes se substituent dorénavant à son ancien site de Melsungen dont les capacités de production étaient devenues insuffisantes. La construction de ce nouveau site a nécessité un an de travaux et un investissement de 18 millions d’euros.

Le néerlandais Applikon Biotechnology vient, quant à lui, de débuter sur le parc technologique de Delft aux Pays-Bas la construction d’une nouvelle unité pour le développement et la production de bioréacteurs. environ 100 personnes

Nouvelles sociétés

Dans le cadre de la fermeture du siège de Merck Serono et de la réduction de ses effectifs en Suisse annoncées en avril dernier, le programme d’aide à la création d’entreprises mis en place par le groupe vient de donner le jour à une troisième société. Asceneuron va se consacrer au développement de nouveaux traitements de la maladie d’Alzheimer et des pathologies associées aux protéines Tau. La société dont le portefeuille de départ est constitué des programmes pré-cliniques de Merck Serono dans ces domaines des maladies neurodégénératives travaillera d’abord sur trois programmes de recherche complémentaires centrés sur la modulation de voies moléculaires connues pour leur rôle dans la perte de mémoire et dans la neuropathologie. Asceneuron comptera dans un premier temps un effectif de huit personnes, tous actuellement salariés de Merck Serono et recevra un soutien financier de cinq millions d’euros de Merck.

Au total, le programme d’aide à la création d’entreprise est doté de 30 millions et a déjà conduit à la création,de deux premières sociétés Prexton Therapeutics et Quartz Bio. Dotée de 2,1 millions d’euros, la première a été créée sur la base du portefeuille de R&D de Merck Serono dans le domaine de la maladie de Parkinson. Ses recherches se focaliseront sur les récepteurs métabotropiques du glutamate, en particulier les récepteurs mGluR3 et mGluR4. Alors qu’un autre suisse, Addex Therapeutics, est aussi positionné sur les récepteurs métabotropiques du glutamate, on notera que Merck Serono avait signé début 2011 un accord avec le français Domain Therapeutics sur des modulateurs allostériques des récepteurs mGluR4 candidats au traitement de la maladie de Parkinson. La deuxième société, Quartz Bio, propose, quant à elle, des services de gestion de données et d’analyse exploratoire concernant les biomarqueurs. Merck Serono prévoit de lui adresser des commandes d’un montant d’environ deux millions d’euros sur les deux ans et demi à venir.

Nouveaux laboratoires et centres de R&D

Le norvégien Algeta a ouvert officiellement les installations de sa filiale américaine Algeta, à Cambridge (Massachussets). Le développement des opérations du norvégien aux Etats-Unis s’inscrit dans le cadre de l’accord signé en septembre 2009 avec l’allemand Bayer pour le développement et la commercialisation de son produit radiopharmaceutique Alpharadin®. Au printemps dernier, Algeta avait choisi d’exercer l’option l’autorisant à assurer la co-promotion du médicament aux Etats-Unis pour le traitement des métastases osseuses.

Le britannique Horizon Discovery a créé un centre d’excellence dédié à l’épissage alternatif (gene editing) à l’université de Leicester. Les travaux du centre se consacreront à la création de lignées cellulaires isogéniques présentant des polymorphismes nucléotidiques associés à des facteurs de risque ou à des facteurs protecteurs dans le domaine des maladies cardiovasculaires. Les licences sur les lignées ainsi développées seront cédées exclusivement à Horizon Discovery.

Le danois Novo Nordisk investit 100 millions de $ pour agrandir ses installations pékinoises de R&D. Avec ce nouveau centre de 12 000 mètres carrés, le groupe indique qu’il sera en mesure d’assurer l’éventail complet des méthodologies de la recherche protéique en Chine. Ses effectifs atteindront 200 personnes, contre 130 aujourd’hui.

Londres devrait accueillir un des quatre centres d’innovation régionaux dont J&J vient d’annoncer la création afin de faciliter l’identification de l’innovation à un stade précoce et la mise en place de collaborations de R&D. Chacun de ces centres abritera des experts scientifiques et techniques et aura la capacité de conclure des accords locaux. Les trois autres centres seront localisés à Boston, en Californie et en Chine.

Restructurations chez Actelion et chez Bioinvent

Conformément à ses annonces estivales, Actelion vient de présenter une série de mesures d’économies et de restructuration. La société veut réduire ses dépenses de R&D et va dorénavant concentrer ses efforts de R&D sur des indications de spécialités et sur des indications orphelines. Actelion souhaite notamment préserver sa position dans le domaine de sa franchise « historique » de l’hypertension artérielle pulmonaire (HAP), dans laquelle la société dispose de trois produits, Tracleer® (bosentan), Ventavis® (iloprost) et Veletri® (epoprostenol). Cette décision stratégique va aussi s’accompagner d’une sélection au sein du portefeuille de R&D d’Actelion. Celui-ci compte actuellement une quinzaine de produits en développement clinique dont le macitentan et le selexipag dans l’HAP, le ponesimod dans la sclérose en plaques et le psoriasis, le cadalozid dans les infections à Clostridium difficile ainsi que six produits en phase 1 candidats au traitement de maladies immunologiques, de la malaria, de l’asthme, de maladies métaboliques et du glioblastome. Les produits qu’Actelion ne retiendra pas dans le cadre de ce recentrage verront leur développement arrêté ou pourront faire l’objet de partenariats ou de cession de licence. Ce train d’économies mis en place dès cette année a vocation à s’accélérer en 2013 et se traduira aussi par une réduction des effectifs de R&D et des effectifs administratifs. 135 postes seront supprimés dont 115 au siège de la société à Allschwil (Suisse).

Les restructurations sont également à l’ordre du jour chez le suédois BioInvent qui va maintenant focaliser ses activités sur ses médicaments candidats au traitement du cancer, en particulier le BI-505.  Cet anticorps monoclonal développé avec une des plateformes propriétaires de BioInvent a fait l’objet d’une présentation au congrès de la Société américaine d’hématologie en décembre dernier. BioInvent a maintenant amené le BI-505 en phase 1 pour le traitement du myélome multiple et prépare également les tests toxicologiques de deux nouveaux candidats. Dans la pratique, la société qui veut rééquilibrer ses comptes avant d’engager de nouvelles études cliniques, veut réduire ses dépenses à 75 millions de couronnes (8,7 millions d’euros) en 2013. Dans cette optique, une nouvelle réduction des effectifs de 20 postes est prévue. Après la suppression de 21 postes cet été, la société qui comptait 89 personnes au début de l’année n’en comptera plus que 39.

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